Un burger 100% cheval s’il vous plaît

Une polémique a récemment été soulevée suite à la découverte par la Food Safety Authority of Ireland de traces d’ADN de cheval dans des burgers congelés dits « 100% bœuf ».  De traces, le contenu de plats congelés en viande équine est monté de 29% dans des burgers, à 60% dans un plat congelé de spaghetti bolognaise chez le géant du supermarché anglais Tesco, jusqu’à même 100% pour la lasagne au « bœuf » de la marque suédoise Findus. Rendu là, on ne parle plus vraiment de « 100% bœuf ».

Photo tirée du site Dermotix

Le phénomène s’est d’ailleurs répandu à l’extérieur de la Grande-Bretagne, avec des aliments contenant des traces de viande de cheval en Suède et en France. Nestlé a d’ailleurs retiré des tablettes des plats de pâtes congelés en Italie et en Espagne.

Burger King s’est d’ailleurs fait taper sur les doigts après avoir affirmé que leurs produits n’étaient pas touchés par le scandale, bien que la compagnie s’approvisionnait chez le même fournisseur, Silvercrest, des grandes chaînes de supermarché atteintes tel Tesco et Aldi. D’autres fournisseurs semblent affectés par cette problématique.

Note : Silvercrest est une filiale de ABP Food Group, soit une des plus grandes industries bovines en Europe.

Bien sûr, la viande de cheval n’est pas nocive pour la santé : un steak de cheval bien apprêté, c’est délicieux d’ailleurs. Manger de la viande de cheval en connaissance de cause ne dérange pas. Ignorer le contenu précis de ce qui nous est servi au restaurant n’est pas non plus catastrophique.

Par contre, croire connaître le contenu des produits que l’on ingère et découvrir que même ceux qui nous nourrissent n’en connaissent pas plus que nous, il y a de quoi se poser des questions. Dieu sait le nombre de fois que j’ai ricané à la mention de McDonald’s du burger fait à 100% de bœuf, en me disant à la blague que la boulette avait une consistance trop étrange pour n’être faite que de viande de bœuf. Ah… c’était rien qu’une blague, fallait pas la prendre au sérieux…

Bon après, on peut aussi parler du fait que si l’on croit manger du bœuf, mais que l’on se retrouve à consommer un ingrédient allant à l’encontre de notre religion ou de notre régime alimentaire sans le savoir, cela peut soulever d’autres interrogations. Encore heureux qu’ils n’aient pas choppé l’E. coli : XL Foods n’avait peut-être pas de cheval, mais ce que la viande contenait n’était pas franchement mieux…

Hygiène et salubrité

Je suis loin d’être particulièrement regardante au niveau de la salubrité d’un lieu: après avoir vu tant d’horreurs au Vietnam et en Chine, je ne dirais pas que je suis désensibilisée, mais plutôt que je n’y prête plus attention. Par contre, nous sommes au Canada où l’on peut se permettre d’y mettre un certain effort.

Protégez-Vous sort ici un top 50 des restaurants ayant obtenu les pires amendes en matière d’insalubrité. On peut également trouver les détails des infractions sur le site de la Ville de Montréal, ici.

Il est surprenant de constater le nombre de restos dans lesquels j’avais effectivement dîné, certains plus fréquemment que d’autres. Ça coupe l’appétit!

Sur ce, je vous laisse sur une image croquée durant mon dernier voyage à Paris, où je constatais avec effarement combien les gens étaient prêts à laisser des pigeons se poser dans leurs mains, aussi insalubres et sales soient-ils.

Intermède gaspésien

1. Casse-croûte La Banquise à Gaspé
2. Cornet de glace molle à la pistache (pur bonheur!!!)
3. Burger et guédille
4. Ma première guédille (oui, je me suis risquée aux crevettes rien que pour connaître ce fameux mets!)
5. Sentier au parc Forillon
6. Tentative de macro au parc Forillon
7 et 8. Succulente omelette faite par la mère d’Alexandre
9. Dégustation de saumon fumé (pure merveille!)

Petits cadeaux pour Noël

Voici une petite liste de suggestions de cadeaux pour faire plaisir à votre famille et vos amis au terme de cette année, évidemment reliés à mon passe-temps favori, la cuisine!

1. Pour le littéraire… Fifty Shades of Chicken de F.L. Fowler (23$)

Une lecture aucunement sérieuse, purement ludique, avec des recettes fort appétissantes pour apprêter le poulet. Oui, il s’agit bien d’un spin-off de Fifty Shades of Grey où l’on relate les tribulations d’un petit poulet novice face à un dominant cuisinier expert. Ouh la la…

This isn’t just about getting me hot till my juices run clear, and then a little rest. There’s pulling, jerking, stuffing, trussing… He promises we’ll start out slow, with wine and a good oiling… Holy crap.

Ne vous détrompez pas: les recettes sont extrêmement bien détaillées, semblent savoureuses et sont présentées avec des images bien explicites.

On aime aussi les photos du cuisinier-mannequin ficelant notre héros-poulet. ;-)

Disponibles dans toutes les grandes librairies.


2. Pour le crack de thé… Les coffrets-échantillons de Camellia Sinensis (25-35$)

Thés verts du monde (6)

Camellia Sinensis offre un choix de thés incommensurable sans jamais tomber dans les excès de saveurs et de parfums et pour Noël, il nous offre ces intéressants coffrets d’échantillons de thés, certains plus spécialisés que d’autres. Deux ans auparavant, un ami m’avait offert le coffret Thés verts du monde qui m’avait d’ailleurs beaucoup plus: les saveurs sont suffisamment diverses pour ne pas tomber dans la redondance. Les choix ont d’ailleurs changé depuis, ma sélection étant un peu différente de celle offerte cette année.

Les choix disponibles:

  1. Thés verts du monde (petit et grand formats)
  2. Chai! Chai! Chai! (petit format)
  3. La Grande Découverte (petit et grand formats)
Camellia Sinensis
351 Rue Émery,
Montréal, (QC) H2X 1J1
T. 514.286.4002
F. 514.286.0625

3. Pour l’apprenti… Un cours de cuisine? (80 à 110$ par personne)

Bon d’accord, ce n’est pas à la portée de tous les porte-feuilles, moi la première à ne pas y songer. Par contre, comme activité en couple ou en famille, il s’agit d’une façon de passer un bon moment ensemble tout en s’éduquant sur l’art de la table. Plusieurs écoles de cuisine offrent des cours à la carte pour le commun des mortels dont la sélection s’étend entre la haute gastronomie à la cuisine tout bonnement santé en passant par l’art de façonner des desserts grandioses.

Voici quelques adresses utiles:

  1. Appetite for Books (en anglais)
  2. La Guilde Culinaire
  3. Mezza Luna
  4. L’Académie Culinaire
  5. Olive&Olives
J’ai déjà essayé le cours de confection de chocolats fins à la Guilde Culinaire trois ans auparavant avec Christophe Morel et pour tout vous dire, je n’ai pas encore maîtrisé l’art du tempérage du chocolat, un aspect important qui a été démontré en classe, mais malheureusement pas pratiqué, faute de temps. Par contre, l’activité est très amusante et on finit avec une boîte de nombreux chocolats, mon amour et moi ayant pris les deux plus remplies étant donné qu’on les avait remplis nous-mêmes (chut!).

4. Pour l’amateur de bonnes boissons… Brooklyn Brew Beer Making Kit (40-50$)
Il est certain que pour un amateur d’alcools, une excellente bouteille de vins ou un décanteur à scotch (oh mon Dieu qu’il est beau, ce décanteur!) serait un cadeau parfait. Sortons des sentiers battus et offrons-lui plutôt un kit qui lui permettra de préparer sa propre bière et de l’initier aux arts et techniques de la fabrication d’alcool même. Il s’agit d’une très bonne introduction à cette activité Brooklyn BrewShop en a déjà d’ailleurs sorti neuf saveurs différentes.


Disponibles sur Amazon.ca et dans les librairies Chapters et Indigo.



5. Le cuisinier expérimenté qui a déjà tout dans sa cuisine… Kit Coups de coeur des Chasseurs d’épices d’Épices de Cru (27$)
Kit Coups de coeur des Chasseurs d'épices
Je me souviens deux ou trois ans auparavant, Sonia du blog Les Grignotines avait trouvé ce petit bijou pour Noël: des effluves de bonheur émanaient de ces petits pots. La marque Épices de Cru fournit d’ailleurs plusieurs kits, certains plus spécialisés que d’autres, certains plus adaptés aux novices de la cuisine qui souhaitent en apprendre davantage sur les épices que l’on peut employer.


Disponibles dans les boutiques suivantes du Marché Jean Talon:

Olives & Épices

Marché Jean-Talon
7070 Henri-Julien étal C-11
Montréal
H2S 2W1
T. 514-271-0001

La Dépense

Marché Jean-Talon
7070 Henri-Julien étal C-6
Montréal
H2S 2W1
T. 514-273-1118

Gaspé – un parfum de sel et de sapin

Cet été, un weekend à Gaspé s’imposait, là où la mère de mon fiancé réside depuis déjà plusieurs années. Ce qui me frappa le plus sur la route, ce sont les parfums : roulant le long du fleuve, l’odeur de la mer et ses effluves salées et fraîches m’émerveillent, n’ayant pas souvent été près de la mer ces dernières années. Bien que la route longeant la Baie des Chaleurs offre un magnifique paysage, celle-ci rallongeait notre voyage de deux heures. À partir de Sainte-Anne-des-Monts, mon fiancé nous dirigea vers l’intérieur des terres, là où l’on roula plus d’une heure trente à travers des forêts de conifères. Les essences de sapin et d’épinette m’enivraient les narines, j’y serai restée encore plus longtemps, décidément.

Gaspé, c’est le lieu où mon allergie aux crustacés est mise à rude épreuve : vais-je résister aux délicieuses crevettes présentées sur la table? Bien évidemment, je suis une personne obstinée, inconsidérée et extrêmement gloutonne. Je me suis lancée sur quelques crevettes et intelligente comme je l’étais, me suis éventuellement frotté les yeux avec ma main recouverte de traces de jus de crevettes. Bonjour l’enflure aux yeux et le gavage au Benadryl le premier jour…

Il reste toujours le saumon fumé, les pétoncles et les moules auxquels je ne suis pas allergique. Malheureusement, en août, les moules n’étaient tout à fait prêtes : minuscules, peu charnues, on se sent quasiment mal de ne pas être venus plutôt le mois suivant.

Les pétoncles, eux, sont fermes sous la pression des doigts, mais se détachent et fondent dans la bouche : beurre noisette et pétoncles, on ne peut jamais se tromper. Grande adepte du cru, je goûtai à ce fruit de mer sans le cuire : un goût peu salé, mais particulièrement iodé, il fond sous la langue. Le goût d’iode ne convient pas forcément à tout le monde, moi la première, or la fraîcheur de la chair en allégeait la saveur.

Le saumon fumé… je vous en parlerai une autre fois.