Podcast: 99% Invisible

J’aime bien 99% Invisible, un podcast sur l’architecture et le design que j’ai découvert cet été. Je ne suis généralement pas interpellée par ce genre de sujet, mais l’émission est extrêmement bien montée: un peu dans le même genre que Radiolab, le tout est raconté comme une histoire, comme une charmante anecdote à partager décrite par la douce voix de Roman Mars.

Le dernier épisode que j’ai écouté relatait l’historique et l’impact des portes tambours sur notre quotidien et le déclin persistant de son utilisation. Pourtant, il est possible de l’énergie en employant les portes tambours plutôt que la porte traditionnelle. Je le concède, ça ne sonne pas très… palpitant, une émission sur une porte. Cependant, je vous demande d’y accorder quelques instants de votre temps et de vous laisser bercer, tout simplement.

Un Kickstarter en leur nom est d’ailleurs présentement en cours: supportez-les en donnant seulement 1$, ils n’ont besoin que de cela pour atteindre leur but d’obtenir 10,000 supporters.

Podcast: un mode de vie

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Depuis quelques mois, je me suis mise au podcasting suite à une mutation particulière de mon mode de vie actuel: en effet, étant souvent sur la route à faire l’aller-retour entre Montréal et Ottawa, ne trouvant pas de temps pour m’asseoir regarder la télévision et souhaitant toujours en apprendre davantage sur le monde qui nous entoure, je suis partie à la recherche d’émissions intéressantes pour empêcher mon cerveau de tomber en décrépitude.

Il s’agit d’un excellent moyen pour distraire l’esprit lors de tâches répétitives et demandant peu d’effort au niveau cérébral, lorsqu’on attend quelqu’un et qu’aucun livre ne se trouve à portée de main ou lors d’une marche nocturne à 1h du matin parce que le sommeil ne vient pas.

Tout cela a commencé par Radiolab, une émission de la WNYC, station de radio affiliée à la National Public Radio (NPR). Celle-ci est animée par Jad Abumrad et Robert Krulwich et présente divers sujets sous un angle scientifique et philosophique tout en étant dotée d’une fascinante trame narrative et sonore.

Cependant, je vous laisse plutôt sur une émission musicale, The Sounds in my Head, qui offre une sélection fantastique de chansons dont je n’aurais probablement jamais eu vent autrement. Voici mes chansons préférées du dernier podcast:

J’ignorais que la chaîne de fast-food Chipotle avait un jeu vidéo, un média plutôt particulier pour faire de la promo et partager leurs valeurs.

Ah… j’ai envie de leur bol végétarien maintenant, mais c’est plutôt loin Toronto…

Procrastination et PFK – pire combinaison au monde…

2013 fut une année mouvementée (elle l’est d’ailleurs toujours!), comprenant la fin de mon baccalauréat, des déplacements constants entre Montréal et Ottawa pour le travail et bien d’autres détails peu pertinents.

Vivre avec des colocataires autres que mon fiancé m’a obligé à cuisiner pour une personne, soit moi-même. N’aimant pas particulièrement rester dans mon appartement d’Ottawa le soir venu, mes capacités à cuisiner un repas décent ont été reléguées au placard: les légumes congelés, les nouilles instantanées et le couscous sec sont devenus mes meilleurs potes.

Je pourrais également vous sortir toutes les excuses possibles pour justifier mon absence sur ce blog. En réalité, une combinaison des trois raisons expliquent pourquoi rien n’a été publié depuis février:

  1. Je manque de temps pour cuisiner des repas dignes de mention sur ce blog. Sérieusement, je ne vois pas la pertinence de publier des photos de nouilles instantanées aux petits pois ou un couscous de légumes congelés.
  2. Je suis fauchée ou plutôt, je n’ai pas vraiment les moyens d’aller dans des restaurants pour les critiquer. Ou si j’en avais les moyens, je n’avais pas ma caméra à portée de main: il n’y a à mon avis rien de plus stressant que de trimballer des objets précieux et fragiles sur soi alors que l’on est d’une maladresse terrible juché sur un vélo.
  3. Je suis la Reine de la Procrastination, tout simplement. Avec des lettres majuscules et une couronne.

Une autre raison est que je ne savais pas dans quelle direction mener ce blog, ne tenant pas particulièrement à faire des photos de nourriture seulement, mais souhaitant également publier des opinions, des pensées, de la musique, des objets qui ont accroché mon oeil ou des articles qui ont attiré mon attention.

Comme cet article sur une nouvelle invention de PFK/KFC au Japon: la soupe de maïs frite.

Ça a l’air dégoûtant… et pourtant, considérant mon appréciation de leur soupe au riz chinoise que j’ai mangée à Shanghai et que j’ai adorée, je ne peux m’empêcher d’être très intriguée par le concept. Après tout, si on a bien frit du Coca-Cola, de la crème glacée et des barres Mars/Snickers, pourquoi pas de la soupe au maïs… *svp, entend mon sarcasme sensationnel ici…*

Par contre, ce n’est pas ça qui va m’aider à perdre mes six kilos en trop… ou à combattre l’obésité dans le monde…

Et la meuf trop heureuse de bouffer son poulet frit sur la page officielle de KFC Japon…

Un burger 100% cheval s’il vous plaît

Une polémique a récemment été soulevée suite à la découverte par la Food Safety Authority of Ireland de traces d’ADN de cheval dans des burgers congelés dits « 100% bœuf ».  De traces, le contenu de plats congelés en viande équine est monté de 29% dans des burgers, à 60% dans un plat congelé de spaghetti bolognaise chez le géant du supermarché anglais Tesco, jusqu’à même 100% pour la lasagne au « bœuf » de la marque suédoise Findus. Rendu là, on ne parle plus vraiment de « 100% bœuf ».

Photo tirée du site Dermotix

Le phénomène s’est d’ailleurs répandu à l’extérieur de la Grande-Bretagne, avec des aliments contenant des traces de viande de cheval en Suède et en France. Nestlé a d’ailleurs retiré des tablettes des plats de pâtes congelés en Italie et en Espagne.

Burger King s’est d’ailleurs fait taper sur les doigts après avoir affirmé que leurs produits n’étaient pas touchés par le scandale, bien que la compagnie s’approvisionnait chez le même fournisseur, Silvercrest, des grandes chaînes de supermarché atteintes tel Tesco et Aldi. D’autres fournisseurs semblent affectés par cette problématique.

Note : Silvercrest est une filiale de ABP Food Group, soit une des plus grandes industries bovines en Europe.

Bien sûr, la viande de cheval n’est pas nocive pour la santé : un steak de cheval bien apprêté, c’est délicieux d’ailleurs. Manger de la viande de cheval en connaissance de cause ne dérange pas. Ignorer le contenu précis de ce qui nous est servi au restaurant n’est pas non plus catastrophique.

Par contre, croire connaître le contenu des produits que l’on ingère et découvrir que même ceux qui nous nourrissent n’en connaissent pas plus que nous, il y a de quoi se poser des questions. Dieu sait le nombre de fois que j’ai ricané à la mention de McDonald’s du burger fait à 100% de bœuf, en me disant à la blague que la boulette avait une consistance trop étrange pour n’être faite que de viande de bœuf. Ah… c’était rien qu’une blague, fallait pas la prendre au sérieux…

Bon après, on peut aussi parler du fait que si l’on croit manger du bœuf, mais que l’on se retrouve à consommer un ingrédient allant à l’encontre de notre religion ou de notre régime alimentaire sans le savoir, cela peut soulever d’autres interrogations. Encore heureux qu’ils n’aient pas choppé l’E. coli : XL Foods n’avait peut-être pas de cheval, mais ce que la viande contenait n’était pas franchement mieux…

Hygiène et salubrité

Je suis loin d’être particulièrement regardante au niveau de la salubrité d’un lieu: après avoir vu tant d’horreurs au Vietnam et en Chine, je ne dirais pas que je suis désensibilisée, mais plutôt que je n’y prête plus attention. Par contre, nous sommes au Canada où l’on peut se permettre d’y mettre un certain effort.

Protégez-Vous sort ici un top 50 des restaurants ayant obtenu les pires amendes en matière d’insalubrité. On peut également trouver les détails des infractions sur le site de la Ville de Montréal, ici.

Il est surprenant de constater le nombre de restos dans lesquels j’avais effectivement dîné, certains plus fréquemment que d’autres. Ça coupe l’appétit!

Sur ce, je vous laisse sur une image croquée durant mon dernier voyage à Paris, où je constatais avec effarement combien les gens étaient prêts à laisser des pigeons se poser dans leurs mains, aussi insalubres et sales soient-ils.