Archives de Catégorie: Manger

Des restos, des recettes, des découvertes culinaires, des bizarreries gourmandes, ce qui se met en bouche quoi!

Gaspé – un parfum de sel et de sapin

Cet été, un weekend à Gaspé s’imposait, là où la mère de mon fiancé réside depuis déjà plusieurs années. Ce qui me frappa le plus sur la route, ce sont les parfums : roulant le long du fleuve, l’odeur de la mer et ses effluves salées et fraîches m’émerveillent, n’ayant pas souvent été près de la mer ces dernières années. Bien que la route longeant la Baie des Chaleurs offre un magnifique paysage, celle-ci rallongeait notre voyage de deux heures. À partir de Sainte-Anne-des-Monts, mon fiancé nous dirigea vers l’intérieur des terres, là où l’on roula plus d’une heure trente à travers des forêts de conifères. Les essences de sapin et d’épinette m’enivraient les narines, j’y serai restée encore plus longtemps, décidément.

Gaspé, c’est le lieu où mon allergie aux crustacés est mise à rude épreuve : vais-je résister aux délicieuses crevettes présentées sur la table? Bien évidemment, je suis une personne obstinée, inconsidérée et extrêmement gloutonne. Je me suis lancée sur quelques crevettes et intelligente comme je l’étais, me suis éventuellement frotté les yeux avec ma main recouverte de traces de jus de crevettes. Bonjour l’enflure aux yeux et le gavage au Benadryl le premier jour…

Il reste toujours le saumon fumé, les pétoncles et les moules auxquels je ne suis pas allergique. Malheureusement, en août, les moules n’étaient tout à fait prêtes : minuscules, peu charnues, on se sent quasiment mal de ne pas être venus plutôt le mois suivant.

Les pétoncles, eux, sont fermes sous la pression des doigts, mais se détachent et fondent dans la bouche : beurre noisette et pétoncles, on ne peut jamais se tromper. Grande adepte du cru, je goûtai à ce fruit de mer sans le cuire : un goût peu salé, mais particulièrement iodé, il fond sous la langue. Le goût d’iode ne convient pas forcément à tout le monde, moi la première, or la fraîcheur de la chair en allégeait la saveur.

Le saumon fumé… je vous en parlerai une autre fois.

Lao Lane Xang – gastronomie laotienne du XIIIe arrondissement

Durant mon séjour à Paris, j’y suis passée deux fois, plus par coïncidence que par désir particulier d’y aller: la première fois, après une longue journée au Château de Versailles avec des amis; la seconde, avec des amis de la famille. En réalité, il s’agit de deux restaurants, même propriétaire, situés l’un en face de l’autre, différenciés simplement par un numéro dans leur nom que je m’évertue à mal écrire à chaque fois que je le cherche sur Internet: Lao Lane Xang et Lao Lane Xang 2.

Faute du peu de places dans le second, nous sommes allés dans le premier la première fois. La seconde fois, lorsqu’on m’y invita sans que je ne le sache, j’eus la chance de comparer avec son petit frère.

Les deux offrent les mêmes plats, l’un de façon plutôt rustique traditionnelle, l’autre avec plus de raffinement et de travail dans la finition des plats et dans le décor. Tout dépendant du style et de l’ambiance que vous souhaitez, vous pouvez aller dans l’un ou l’autre. Lao Lane Xang 2 est évidemment le plus bondé, étant donné le style plus luxueux de l’établissement que son grand frère et ce, pour exactement le même prix et les mêmes plats.

Je n’avais encore jamais essayé la cuisine laotienne, alors c’était bien une première! Les saucisses de porc à la citronnelle sont divines sur le point gustatif et si adorablement présentées, découpées sous forme de fleur s’épanouissant dans notre assiette.

Malheureusement, je ne tolère pas très bien les piments frais, mais je vous assure que la salade de soja et de papaye fraîche en vaut le détour et l’effort d’endurer la capsaïcine.

Comme je n’ai pas vraiment choisi les plats la seconde fois, je ne sais pas trop ce que sont ces petites crêpes, mis à part qu’elles ont un savoureux goût de lait de coco et que j’en ai beaucoup trop mangé…

Enfin, ce merveilleux cabillaud au lait de coco… Mouthwatering, il me manque bien, ce petit poisson.

Si vous souhaitez y passer, une recommandation: vous avez le choix d’accompagner votre repas de riz au jasmin classique ou de riz gluant (collant ou sticky rice), ce dernier étant un bien meilleur choix. Emballé dans un sac en plastique et caché dans un mignon contenant tressé, la texture le rend plus intéressant au repas et à mon avis, un peu plus savoureux.

Côté dessert, j’ai moins aimé le chè ba màu (dessert aux trois couleurs). Habituée à la version vietnamienne qui contient des haricots sucrés, de l’agar agar, du tapioca et du lait de coco, j’ai un peu moins apprécié cette profusion d’agar agar sans haricots. Malheureusement, je n’ai pas retenu le nom (vous imaginez, je fais déjà une tonne de fautes dans le nom du restaurant, alors le nom des plats, oubliez cela…) ni même pris une image. Imaginez plutôt un verre rempli de cubes d’agar agar de couleurs multiples, soit blanc, vert et rouge et de saveurs diverses.

Remarquez, ils me comprenaient si je leur énonçais le terme vietnamien, alors vous pouvez vous y risquer.

Lao Lane Xang et Lao Lane Xang 2
102 Avenue d’Ivry
75000 Paris, France
T 01 58 89 00 00

Délices bretonnes

Une pâtisserie typiquement bretonne: le kouign amann, qui veut littéralement dire en breton « gâteau au beurre ». Elle est composée de pâte feuilletée et de BEAUCOUP de beurre. En principe, elle prend la taille d’une tarte traditionnelle, mais à la chocolaterie Georges Larnicol, nous sommes tombés sur ce qu’ils appelles des kouignettes, version miniature de la taille de tartelettes conventionnelles.

Elles sont disponible à l’unité à 1,50€ ou en « panaché découverte » de 8 kouignettes de saveurs différentes pour 12€ un peu partout en France.

Nous avons jeté notre dévolu sur une boîte de kouignettes au beurre classiques et au caramel beurre salé. Feuilletées certes, mais particulièrement beurrées, elles sauront faire fondre vos papilles tant elles sont savoureuses tout en vous faisant douter de votre taux de cholestérol et de vos artères qui se bouchent.

Remarquez, si vous faites un tour en Bretagne, n’y pensez pas: vous êtes en vacances après tout, non?

Crêpes de Bretagne

Début septembre, me voilà partie pour la France pour y revoir ma famille, cinq ans après mon dernier voyage en sol européen. Premier passage à Rennes, capitale de la Bretagne, où vit une partie de ma famille.

Impossible de passer à côté de l’emblématique crêpe bretonne, garnie de jambon, fromage et d’un oeuf au plat. La crêpe la plus simple est souvent la meilleure. Pour dessert, je ne prends généralement que beurre et sucre, suffisants pour réhausser le goût de la pâte.

Important! Pour accompagner votre crêpe, rien de mieux qu’une bolée de cidre frais pour digérer un aussi copieux repas.

Le Coca-Cola en Bretagne serait apparemment différent du Coca-Cola traditionnel: on l’appelle Breizh Cola, fabriqué par la compagnie Phare Ouest (on aime le calembour!) et a été créé à titre d’alternative à la boisson des marques Coca-Cola et Pepsi. Je ne saurais vous dire la différence de goût, n’ayant pas vraiment bu de Coke depuis déjà au moins sept ans. À vous d’essayer!

Un izakaya montréalais – Imadake

Je ne peux pas être objective quand on parle de ce resto: je l’adore et ma meilleure amie travaille dans leurs cuisines.

Imadake, c’est un pub japonais de style izakaya où l’on y mange si bien; c’est Mineho qui dirige les cuisines, lui qui a voyagé et travaillé à travers son pays natal pour y développer tout son talent et les secrets de la cuisine nippone; c’est Julie qui s’évertue à passer des jours sur un bouillon de ramen authentique fait avec beaucoup d’amour et d’efforts, mais qui n’a malheureusement pas la chance d’être accompagné de nouilles faites maison (faute de personnel et de temps); c’est le personnel qui vous scande en japonais « À la prochaine! » à votre sortie en souhaitant vous revoir bientôt.

Calmars grillés

Les murs verts et noir ardoise, tantôt parsemés de messages et de dessins tracés à la craie, les piliers en forme d’arbres décharnés, les chaises et les tables en vieux bois foncé, cet endroit constitue la place idéale pour un apéro bien arrosé au centre-ville ou un rendez-vous romantique tranquille et convivial. De plus, la carte est fréquemment renouvelée, en principe à chaque trois mois, sinon plus souvent.

Frites de bardane – une merveille!

La langue de boeuf grillée – une spécialité de la maison!

Si vous souhaitez y passer un jour, voici les recommandations de Julie-san:

  • Le maquereau mariné dans le miso pendant trois jours et grillé (LA spécialité du chef!)
  • La langue de boeuf également marinée dans le miso (un délice!)
  • Les ramen, particulièrement pour le bouillon pour lequel elle travaille si dur

Je ne vous recommande pas le tempura de poulet le mercredi et jeudi midi, qui a tendance à être trop cuit malheureusement, ni le cheesecake au thé vert, car je suis trop entichée de celui préparé par Fous Desserts, sur Laurier.

Si vous n’êtes pas d’humeur à boire, ma foi, prenez donc un Ramune: il s’agit d’une boisson gazeuse japonaise au bouchon bien particulier. Pour l’ouvrir, il suffit de pousser la bille qui fait office de bouchon à l’intérieur de la bouteille de verre et le tour est joué. Seul défaut: comme une canette, on ne peut pas garder la boisson pour la consommer plus tard une fois ouverte.

Je me suis attachée à ce restaurant, car j’y ai passé des moments autant éprouvants et heureux de ma vie: j’y ai goûté à mon premier okonomiyaki alors que la vie ne me semblait guère rose, j’ai savouré une délicieuse salade de poisson cru agrémenté d’avocats avec mon amoureux alors que le bonheur m’accueillait à bras ouverts (je ne me souviens plus de quel plat il s’agissait, mais je me souviens avoir dû casser un dôme croustillant de pâte pour y chercher ma salade), je me gave constamment de bardanes frites et de calamars grillés quand j’en ai l’occasion et particulièrement, parce que tu es là, Julie.

Merci pour tout ma cocotte, je suis heureuse d’être ton amie et j’espère que mon mariage ne ralentira pas trop tes projets pour le Japon!