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Des instantanés, des inclassables, les choses à ne pas manquer

Un izakaya montréalais – Imadake

Je ne peux pas être objective quand on parle de ce resto: je l’adore et ma meilleure amie travaille dans leurs cuisines.

Imadake, c’est un pub japonais de style izakaya où l’on y mange si bien; c’est Mineho qui dirige les cuisines, lui qui a voyagé et travaillé à travers son pays natal pour y développer tout son talent et les secrets de la cuisine nippone; c’est Julie qui s’évertue à passer des jours sur un bouillon de ramen authentique fait avec beaucoup d’amour et d’efforts, mais qui n’a malheureusement pas la chance d’être accompagné de nouilles faites maison (faute de personnel et de temps); c’est le personnel qui vous scande en japonais « À la prochaine! » à votre sortie en souhaitant vous revoir bientôt.

Calmars grillés

Les murs verts et noir ardoise, tantôt parsemés de messages et de dessins tracés à la craie, les piliers en forme d’arbres décharnés, les chaises et les tables en vieux bois foncé, cet endroit constitue la place idéale pour un apéro bien arrosé au centre-ville ou un rendez-vous romantique tranquille et convivial. De plus, la carte est fréquemment renouvelée, en principe à chaque trois mois, sinon plus souvent.

Frites de bardane – une merveille!

La langue de boeuf grillée – une spécialité de la maison!

Si vous souhaitez y passer un jour, voici les recommandations de Julie-san:

  • Le maquereau mariné dans le miso pendant trois jours et grillé (LA spécialité du chef!)
  • La langue de boeuf également marinée dans le miso (un délice!)
  • Les ramen, particulièrement pour le bouillon pour lequel elle travaille si dur

Je ne vous recommande pas le tempura de poulet le mercredi et jeudi midi, qui a tendance à être trop cuit malheureusement, ni le cheesecake au thé vert, car je suis trop entichée de celui préparé par Fous Desserts, sur Laurier.

Si vous n’êtes pas d’humeur à boire, ma foi, prenez donc un Ramune: il s’agit d’une boisson gazeuse japonaise au bouchon bien particulier. Pour l’ouvrir, il suffit de pousser la bille qui fait office de bouchon à l’intérieur de la bouteille de verre et le tour est joué. Seul défaut: comme une canette, on ne peut pas garder la boisson pour la consommer plus tard une fois ouverte.

Je me suis attachée à ce restaurant, car j’y ai passé des moments autant éprouvants et heureux de ma vie: j’y ai goûté à mon premier okonomiyaki alors que la vie ne me semblait guère rose, j’ai savouré une délicieuse salade de poisson cru agrémenté d’avocats avec mon amoureux alors que le bonheur m’accueillait à bras ouverts (je ne me souviens plus de quel plat il s’agissait, mais je me souviens avoir dû casser un dôme croustillant de pâte pour y chercher ma salade), je me gave constamment de bardanes frites et de calamars grillés quand j’en ai l’occasion et particulièrement, parce que tu es là, Julie.

Merci pour tout ma cocotte, je suis heureuse d’être ton amie et j’espère que mon mariage ne ralentira pas trop tes projets pour le Japon!

Macarons, manifestation et le Mali

Sur Facebook et Twitter, certains ont pu voir mon excitation folle devant la très attendue Journée du Macaron à la Boutique Point G où l’on pouvait acheter vingt macarons pour le prix de dix (plus précisément, 15$). Et oui, j’ai bien acheté quarante macarons! Ce n’est pas tous les jours qu’on peut avoir ces petits gâteaux d’une aussi bonne qualité pour un prix aussi généreux.

On peut trouver la liste des saveurs contenues dans les boîtes sur le blog de la Boutique Point G.

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Aussi, voici quelques clichés de la Manifestation nationale étudiante contre la hausse des frais de scolarité. Un très beau moment à scander des slogans parfois douteux pour une bonne cause sans incident en espérant remettre en question les principes et les valeurs de tous et chacun.

Ma mère me racontait mardi comment Albert Camus, grand auteur du XXe siècle, aurait pu ne jamais devenir ce grand écrivain. Descendant d’une famille assez pauvre, sa famille souhaita qu’il travaillât pour gagner des sous et ainsi aider la maisonnée. Or, son instituteur Louis Germain insista fortement pour que Camus puisse aller à l’école, lui donnant même des cours gratuitement. Si cet homme n’avait pas insisté, L’étranger, La chute, La peste et bien d’autres n’auraient jamais existé. Ce genre de témoignage me suffit pour me convaincre de la nécessité d’une éducation accessible et de qualité.

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Enfin, je prie pour mon ami Makan, coincé au Mali suite au coup d’État d’hier. Je ne sais pas s’il a trouvé le moyen de sortir du pays, compte tenu de la tournure des événements (les frontières ayant été fermées), mais j’espère que tout ira bien.

 

Chez Carine – partie I

Un tour chez Carine, c’est la promesse d’un bon repas frais, nouveau, différent, presque inconnu. Je connais bien peu de choses sur la cuisine libanaise, n’ayant découvert le kafta que tout récemment. Je sais maintenant qu’on y mange beaucoup de tomates fraîches, qu’on abuse sans gêne de l’huile d’olive et que le pain pita est un accompagnement incontournable.

On a passé la soirée à parler et à manger du shanklish décoré de tomates et d’huile d’olive, à tremper notre pain pita dans la pâte de za’atar et de labneh et à se gaver d’olives salées parfumées au thym.

1. Shanklish parsemé de thym
2. Shanklish épicé au chili
3 et 4. Shanklish émietté recouvert de cubes de tomate fraîche et d’huile d’olive
5. Labneh recouvert d’huile d’olive et parsemé de menthe séchée; za’atar et huile d’olive
6. Kibbeh aux noix de pin
7. Soupe aux lentilles au brunch du lendemain

À force de se gaver de fromage, on en avait oublié la soupe aux lentilles de sa mère, réconfortante et délicieuse. On l’a donc gardée pour le brunch bien tardif du lendemain, suite à une longue soirée à boire du vin du château Ksara et à regarder La Piscine avec Alain Delon et Romy Schneider et Breakfast at Tiffany’s avec Audrey Hepburn.

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Glossaire de la gastronomie libanaise

Kibbeh: mélange de viande hachée et de semoule, se mange bien cuit au four ou grillé sur une plaque.
Labneh: fromage frais préparé par décantation du yogourt, plus acide que le fromage frais occidental. Délicieux sur un pita, recouvert de za’atar et d’huile d’olive.
Shanklish: fromage libanais au goût plutôt prononcé, dont la texture rappelle le feta.
Za’atar: mélange d’épices souvent à base d’origan, de thym, de graines de sésame et autres herbes.

Rappelez-moi à plusieurs reprises d’amener ma caméra… Appliquer Photoshop sur des photos de cellulaire devient plutôt lourd…

Comfort food de Côte-des-Neiges

1. Hamburger au porc effiloché de Frite Alors!
2. Phở đặc biệt (soupe tonkinoise spéciale) de chez Phở Liên
3 et 4. Alice et le pavillon de l’aménagement de l’Université de Montréal

Latté au thé vert

Mon obsession du moment: le latté au thé vert de Starbucks accompagné d’un roman, Snow Flower and the Secret Fan, de Lisa See.