Archives de Catégorie: Cinema

Film de la semaine: Snow White & the Huntsman

Vous connaissez tous l’histoire de Blanche-Neige, celle que Disney nous a gentiment racontée avec des oiseaux qui chantent et tout le bataclan. Imaginons ici plutôt une histoire similaire, mais avec un feeling « Seigneur des anneaux », une tentative de rendre viril le conte et un peu d’assaisonnement Hollywood. Ça donne… un résultat mal travaillé, bien divertissant, or peu convaincant.

Blanche-Neige, interprétée par Kristen Stewart - Image tirée du site TheMovieBlog

Blanche-Neige, interprétée par Kristen Stewart - Image tirée du site TheMovieBlog

Ce que j’en pense…

Un film… divertissant, sans plus. La plupart des gens me connaissant savent que lorsque je ne trouve rien d’autre à dire d’un film que divertissant, ce n’est guère bon signe. Un peu comme si vous parliez d’un ami qui vous agace à un de vos potes :

« Que penses-tu de XXX, il est super gentil?
– C’est ça le problème : il est juste gentil… »

Snow White and the Huntsman, c’est un peu ce pote que vous avez trouvé sympa et amusant, mais sans plus quoi. Il s’agit de ce pote avec qui vous partagez parfois des moments fantastiques et d’autres fois, qui vous tape royalement sur les nerfs par ses inepties et ses remarques imbéciles.

La reine Ravena, interprétée par Charlize Theron - Image tirée de The Guardian

La reine Ravena, interprétée par Charlize Theron - Image tirée de The Guardian

Vous partagez des moments fantastiques avec cet ami lorsque vous voyez la reine Ravena, interprétée par Charlize Theron, un personnage maudit, imprévisible, majestueux et inquiétant. Il s’agit probablement d’un des rares personnages dont la personnalité n’est pas unidimensionnelle, où le noir et le blanc s’estompent et se fondent pour donner du gris. Malheureusement, le film ne lui rend pas justice : alors qu’on tente de lui donner un passé, un fond à ses gestes, on lui arrache cette profondeur pour un récit manichéen cliché que l’on veut absolument maintenir, quitte à gâcher ce qui aurait pu être encore mieux travaillé. On se réjouit également de la musique de James Howard tout le long du film et de Florence + the Machine au générique. Bref, on passe un moment fantastique avec cet ami, mais tout le reste remet en doute votre capacité à vouloir vous tenir avec cette personne.

Les scènes d’action vous divertissent du mieux qu’elles peuvent, on atteint une certaine limite à aimer l’action si le contenu et le fond de l’histoire ne suivent pas.

Kirsten Stewart… ma foi, je n’ai pas regardé la série Twilight, il s’agissait donc de mon premier contact avec cette actrice… et je n’ai franchement pas aimé. Je ne sais pas s’il s’agit du scénario ou de son jeu qui rend le personnage de Blanche Neige très… bland. Froid, le regard toujours bizarrement douloureux, comme s’il était au bord des larmes à chaque instant, je ne sais pas trop quoi penser du personnage.

Qui plus est, la première fois que j’eus vent de ce film, j’avais cru comprendre que Blanche Neige serait entraînée par le chasseur et les nains pour devenir une grande guerrière. Or, mis à part une petite scène où elle apprend à se défendre avec un couteau… Pas grand-chose de la guerrière. On regarde tristement la scène de combat finale, on se demande si elle a vraiment eu un entraînement pour se battre en cotte de maille et à l’épée. Laissez-moi en douter.

Le Chasseur et les Nains - Image tirée du site Screenrant

Les autres personnages sont laissés en plan, les nains et le Prince carrément inutiles, juste là pour vous convaincre qu’il s’agit bel et bien du conte des frères Grimm réécrit à la sauce hollywoodienne (avec un tir à l’arc digne de Legolas, ouf!). Le Chasseur, joué par Chris Hemsworth, se contente d’un jeu un peu trop similaire à Thor…

Bref, un classique mal réinventé, divertissant, mais qui aurait gagné à être mieux travaillé et à qui je laisse un 6/10.

***

Prochain film : Cosmopolis de David Cronenberg

Chez Carine – partie I

Un tour chez Carine, c’est la promesse d’un bon repas frais, nouveau, différent, presque inconnu. Je connais bien peu de choses sur la cuisine libanaise, n’ayant découvert le kafta que tout récemment. Je sais maintenant qu’on y mange beaucoup de tomates fraîches, qu’on abuse sans gêne de l’huile d’olive et que le pain pita est un accompagnement incontournable.

On a passé la soirée à parler et à manger du shanklish décoré de tomates et d’huile d’olive, à tremper notre pain pita dans la pâte de za’atar et de labneh et à se gaver d’olives salées parfumées au thym.

1. Shanklish parsemé de thym
2. Shanklish épicé au chili
3 et 4. Shanklish émietté recouvert de cubes de tomate fraîche et d’huile d’olive
5. Labneh recouvert d’huile d’olive et parsemé de menthe séchée; za’atar et huile d’olive
6. Kibbeh aux noix de pin
7. Soupe aux lentilles au brunch du lendemain

À force de se gaver de fromage, on en avait oublié la soupe aux lentilles de sa mère, réconfortante et délicieuse. On l’a donc gardée pour le brunch bien tardif du lendemain, suite à une longue soirée à boire du vin du château Ksara et à regarder La Piscine avec Alain Delon et Romy Schneider et Breakfast at Tiffany’s avec Audrey Hepburn.

***

Glossaire de la gastronomie libanaise

Kibbeh: mélange de viande hachée et de semoule, se mange bien cuit au four ou grillé sur une plaque.
Labneh: fromage frais préparé par décantation du yogourt, plus acide que le fromage frais occidental. Délicieux sur un pita, recouvert de za’atar et d’huile d’olive.
Shanklish: fromage libanais au goût plutôt prononcé, dont la texture rappelle le feta.
Za’atar: mélange d’épices souvent à base d’origan, de thym, de graines de sésame et autres herbes.

Rappelez-moi à plusieurs reprises d’amener ma caméra… Appliquer Photoshop sur des photos de cellulaire devient plutôt lourd…

Cloîtrée dans sa chambre, immobilisée au lit

Le titre résume mon état actuel, suite à une assez brutale chute dans les escaliers roulants de Berri-UQAM. Comme quoi, préférer les sandales bien plates aux talons hauts ne vous épargneront pas d’une cheville foulée si vous avez la mauvaise habitude de courir dans les escaliers. Pour le moment, glace et Advil sont au régime. Par contre, toute cette histoire me donne une excellente excuse pour bouquiner tous ces livres qui patientent depuis le début de l’été. Faute de temps, je ne leur avais pas consacré l’attention qu’ils méritaient.

Ça et réaménager ma bibliothèque musicale: tombée sous le charme de Lykke Li et retour aux sources avec Garbage.

Et dire que pour ce soir, j’avais prévu voir le film The Last Ronin au Festival Fantasia… Bah! Une cheville foulée ne m’empêchera pas d’apprécier du cinéma!

The Last Ronin par Kinotayo

Sushis à volonté pour un roi bègue

Mardi soir, une envie soudaine de sushis m’a prise à la gorge. Malheureusement, je ne savais pas trop où aller: j’en avais personnellement marre de Kanda, mais en bonne étudiante, je n’ai pas non plus les moyens d’aller manger chez Sakura (le seul restaurant où j’ai rencontré des vrais Japonais à Montréal). En marchant vers le cinéma, je me suis rappelée de la recommandation de mon amie Lu: le buffet sushis à volonté Tokyo Sushi.

OH MON DIEU!!!! DES TAKOYAKIS!!!!! (boulettes de pâte fourrées à la pieuvre) Je ne pensais pas en trouver à Montréal…


Conclusion: c’est franchement meilleur que Kanda (bien qu’ils ne soient pas particulièrement difficiles à battre, à mon avis). Les chaises sont trop confortables, la décoration, bien travaillée sans tomber dans le kitch ni dans l’ennui mortel, et le menu en mène large: vaste, il devenait plutôt difficile de choisir entre les différentes sortes de makis, nigiris, sushis, etc. (qui semblent d’ailleurs plus travaillés) et les plats cuisinés (qui sont d’ailleurs plus nombreux).

Et surtout, je les aime parce qu’ils servaient des takoyakis. Ce classique de la cuisine japonaise d’Osaka m’a toujours fait rêver à travers les animes japonais. À la base, j’ai toujours eu un penchant pour ces céphalopodes (calmars frits, seiches sautées, etc.), pour leur côté caoutchouteux. J’en avais déjà acheté des congelés à l’Épicerie Coréenne et Japonaise (située sur la rue Sainte-Catherine, entre le métro Atwater et Guy-Concordia) et goûté ceux que me réchauffait (oui, réchauffait) le Tokebi, resto situé sur Crescent, mais je n’en avais jamais mangé des aussi croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur. J’attends encore le jour où je devrai faire une escale au Japon pour en goûter des vrais.

En attendant, je peux toujours rêver en regardant CookingWithDog qui les prépare avec tant d’amour.

D’ailleurs, en parcourant le merveilleux monde du web pour des commentaires sur ce restaurant, j’étais plutôt surprise de constater le nombre de personnes qui râlaient sur le service. Personnellement, je n’ai pas eu de problème, mais j’avoue qu’en général, la plupart des restos asiatiques n’ont pas une éthique du service, si on peut appeler cela ainsi. Grosso modo, j’ai toujours trouvé le service asiatique très… fonctionnel? Tu commandes, tu reçois tes trucs et ne nous dérange pas trop. Je pense que c’est un peu comme ça dans beaucoup d’établissements de ce créneau. Par conséquent, je ne comprends pas trop pourquoi tant de personnes râlent sur le service, car il a toujours été très inexistant et il faut s’attendre à ce genre de phénomène (sauf peut-être chez Sakura, mais les Japonais ont toujours été très différents du reste de l’Asie).

Tokyo Sushi Inc.
1805 rue Sainte-Catherine Ouest
Montréal, QC
Station Guy-Concordia

***

Un resto que j’ai croisé sur le chemin vers le cinoche qui se targue de servir de très bons ramen. Un petit mémo pour me rappeler de l’essayer la prochaine fois.

***

En bons étudiants économes en quête de divertissement, mon petit ami et moi sommes allés voir un film mardi soir, à l’AMC Forum. Billets à moitié prix, nous avons décidé de voir le récemment oscarisé The King’s Speech. Et j’ai franchement adoré. Oui, j’étais triste et terrifiée à chaque discours que Colin Firth devait réciter alors qu’il se battait contre son incontrôlable bégaiement. Oui, j’ai ri à certains moments devant les étranges prouesses de son orthophoniste. Oui, je vous le recommande: c’est un film tout simplement agréable et adorable.