Archives mensuelles : février 2011

Mignons macarons

Les examens terminés, les vacances commencées, une pause sucrée s’impose.

Je les ai achetés à la boutique O’Macarons & Chocolats, située au 1005, rue Bernard, Outremont.

Deux merveilles incontournables: les macarons de Point G et les chocolats de Christophe Morel (avec qui j’ai eu la chance d’apprendre à préparer des chocolats absolument infaisables à la maison).

Saveurs dans l’ordre (et mes préférées):

  • Pistache grillée* ♥ (j’aime la pistache, pas besoin d’expliquer)
  • Lavende-bleuet (un petit goût de réglisse marrant)
  • Lime-basilic (étrange… bon, mais étrange…)
  • Choco-sésame ♥ (ooohhh… le goût des sésames grillés qui reste en bouche…)
  • Fleur de coquelicot ♥ (une bouchée en fleur, douce et soyeuse)
  • Cassis (un corps doux et sucré contrastant avec le coeur acidulé au goût de cassis)

*Je suis biaisée: tout ce qui contient des pistaches me fait craquer.

Une boîte de six macarons coûtent 9$ et je dois avouer que l’emballage est franchement craquant. Je suis malheureusement aisément influencée par l’esthétisme des choses.

Petit bémol: les chocolats de Christophe Morel. Je l’aime beaucoup ce mec: super pédagogue, chocolats divins, batterie de cuisine à en baver (que j’avais d’ailleurs achetée en solde chez Sears à 550$), etc. Mais purée, quand un chocolat coûte chacun 1,60$, mais que la boîte de quatre coûte 9,50$, mes mathématiques crient au meurtre.

Bon d’accord, la boîte en question est chère à fabriquer et franchement sexy, mais le sac en cellophane est pas mal non plus!

Quand j’y repense, je n’ai jamais mangé de macaron en France. Soit ma mère n’a jamais accroché (elle n’aimait pas non plus la meringue), soit c’est un produit de luxe qui ne peut pas battre le prix des pains au chocolat du boulanger du coin.

Un peu comme la soupe à l’oignon: ces plats, « représentants de la France », je ne les ai découverts qu’ici, au Québec.

Ievan polkka – Hatsune Miku

Une dernière nuit blanche

Je suis de ces personnes qui ont la sale manie d’étudier beaucoup à la dernière minute et qui passent des nuits blanches à se bourrer le crâne. Comme je tente d’arrêter ma consommation de café (je deviens très stressée et tremblotante si j’en prends trop, merci Caféine et Ondes Alpha), je me suis tournée vers une autre alternative: le thé.

Celui que je préfère: le thé vert au jasmin. Mon père en buvait assez fréquemment (pour ne pas dire tous les jours) et j’y ai pris goût.

Howl – Florence + The Machine

Malheureusement, ça se boit si bien que je crois avoir déjà consommé quatre théières en une journée. Du coup, si je ne bois pas d’eau entre-temps, merci aux propriétés diurétiques, je cours à chaque heure aux toilettes et me déshydrate progressivement.

Bonne soirée d’études!




Aromatiques, Diels-Alder, Friedel-Crafts, orbitales… Zzz…

PS: Je me sens bête… Le Festival Montréal en Lumière tire à sa fin et j’ai même pas pu me prendre une réservation pour la conférence que je voulais… Il a bien fallu que mes examens soient tombés en même temps. Je promets de me reprendre l’an prochain.

Dîner d’amoureux

J’ai passé ma Saint-Valentin avec mon amoureux dans un petit resto français de la rue Prince Arthur, le Square. Il faisait si froid dehors que mettre un pied dans la salle à manger réchauffait déjà nos coeurs tremblants.

Malheureusement, à la fin de la soirée, bien que je considérais avoir relativement bien mangé, le repas ne valait pas la facture salée que j’ai obtenue.

Mon hamburger de crabe des neiges, bien présenté, bien mayonnaisé et tout, manquait d’un détail un peu frappant: le goût délicat du crabe des neiges. Je me suis demandée fréquemment en le mangeant si un crabe normal aurait fait le même effet à prix moindre. Mon allergie aux fruits de mer est ensuite venue m’enfler les lèvres et la langue (ne vous inquiétez pas, je ne suis que légèrement allergique, alors pas de mort instantanée en cas de consommation de crustacés).

En plat de résistance, un hachis Parmentier de cerf. Bon d’accord, vous avez le droit de critiquer mon choix de prendre un Parmentier au resto: c’est quand même juste de la purée avec de la viande hachée. Il est certain que ça ne m’a pas aidé à apprécier le repas: une moitié d’assiette remplie d’un hachis, l’autre d’une salade printanière que l’on retrouve partout au supermarché (vous savez, ces boîtes de mélange printanier).

Je m’attendais à quelque chose de plus… élaboré?

Bon d’accord, j’aurais pu aller au resto de Louis-François Marcotte où il fait un super pâté chinois haut de gamme…

Je suis toujours découragée de voir qu’un hachis Parmentier ne se limite qu’à de la purée et de la viande hachée: on ne peut pas ajouter des champignons, des noix, prendre des patates douces ou des pommes de terre bleues? Ou remplacer ce foutu mélange printanier par des légumes sautés ou rôtis au four? Merci à Corbin Tomaszeski et sa haine envers ces mélanges de salade…

Côté dessert… Constat triste, pas de dessert partageable en amoureux. Ils ont quand même été assez gentils pour nous diviser un Colonel Schtroumphf en deux coupes.
(Colonel Schtroumphf: sorbet au citron flottant sur un mélange de vodka et de sirop de schtroumphf, soit des bonbons bleus fondus)

Et l’avis de mon amoureux? Sa soupe à l’oignon était réconfortante, son tartare bien assaisonné, ses frites appétissantes. Bref, il a beaucoup plus apprécié que moi. Je dois dire que son tartare était effectivement délicieux, coupé au couteau (et non à la moulinette, Dieu merci) et parfaitement bien assaisonné. La viande était si douce en bouche… *_*

Le serveur était bien sympathique, mais je n’ai pas pu m’empêcher de sourciller à quelques reprises par sa tentative de franciser son accent: bien qu’il soit québécois, il semblait trouver nécessaire de prendre un simili accent français pour nous mettre dans l’ambiance. Sauf qu’à chaque fois qu’un Québécois me fait ce coup-là, tout ce qui me vient en tête est: « Mais je parle vraiment comme ça? » Même bien imité, un accent français ne sonne pas naturel dans la bouche de certains. Un ami m’a déjà fait le coup d’imiter mon accent: je lui ai interdit de recommencer, ça m’irritait tellement les oreilles. En gros, gardez votre accent, c’est bien mieux ainsi.

En fin de compte, mon avis est très… mitigé… Je ne sais pas si je reviendrai, si je ne reviendrai pas. J’aime personnellement ce restaurant, surtout parce que je l’ai trouvé suite à une quête désespérée d’un bon foie de veau. Malheureusement, ils n’en servent plus, à mon grand désarroi. Il faudra donc que j’apprenne à cuisiner moi-même mon foie de veau.

PS: désolée pour l’absence de photos, j’avais oublié ma caméra ce soir-là.

Quand on n’a pas le temps de cuisiner…

La plupart du temps, quand ma mère ne savait pas trop quoi cuisiner, le raccourci facile pour un repas complet pour la famille était assez simple: sauté. Je lui coupais des légumes quelconques (des oignons, des poivrons, des tomates et des courgettes assez souvent), elle tranchait un morceau de faux-filet en petits morceaux et hop, dans le wok! Avec un peu de riz, elle arrivait à nous concocter un bon repas complet en vingt minutes.

Par contre, il y a des moments où même faire un sauté tout simple est carrément impossible. Comme vendredi, je me suis rendue au summum de la paresse culinaire et du désespoir gastronomique:

Ramen aux sardines
1. Faire bouillir des nouilles ramen qui cuisent en trois minutes, le tout infusé de ce bouillon en poudre un peu douteux.
2. Jeter le bouillon et réserver les nouilles dans un bol.
3. Ajouter des sardines en boîte marinées dans l’huile de soya (un goût suffisamment neutre pour éviter de rendre ce plat encore plus écoeurant)
4. Ajouter de l’oignon vert haché et un filet d’huile de soya des sardines et d’huile de sésame.

Et tada! On a le repas le plus rapide à faire, mais également le moins nutritif possible. Un vrai déjeuner d’étudiant, quoi. Merci à ma chère Lu de m’avoir démontré les merveilles de ces nouilles ramen instantanées.

Dieu merci, j’ai trouvé un spaghetti congelé dans mon frigo pour éviter de me nourrir exclusivement de ces nouilles diaboliques en cette merveilleuse période des examens. Je retourne donc plancher sur mon étude, mal de tête en prime. Je vous laisse aussi une photo de mon balcon qui a été prise la semaine dernière, suite à une belle chute de neige. Précisions: j’habite au 3e étage d’un immeuble et mon petit ami a dû balancer ce tas de neige au sol et ce, à une dizaine de mètres de hauteur.

Pourquoi ce blog?

En tentant d’écrire une critique suite à un dîner romantique pour la Saint-Valentin, je me suis rendue compte que ma capacité d’écrire à profusion des bons textes s’est largement détériorée. Ce constat m’a fortement choquée; je ne sais pas trop comment réagir.

Je lis moins, je n’écris que des rapports de laboratoire très ordinaires, je me laisse atrophier par la télévision, les textos, les emails balancés à la va-vite.

Lorsque j’avais 15 ans, je rêvais de devenir écrivain. La réalité m’a rattrapé très rapidement en me hurlant de me trouver un emploi stable, de me diriger vers les sciences (que j’aime beaucoup, ne vous méprenez pas). Je ne pensais pas, par contre, me trouver incapable de pondre un texte décent.

Je suis une atrophiée littéraire… et voilà pourquoi je m’efforcerai sans cesse d’écrire sur ce blog: pour retrouver cette qualité d’écriture, pour récupérer ma joie de rédiger un beau texte.